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Auteurs Wilfride Piollet

Wilfride Piollet

© Alain Bordas



Biographie

Wilfride Piollet (biographie) Wilfride Piollet (28 avril 1943 - 20 janvier 2015) découvre la danse chez Irène Popard. Elle s’y initie pendant dix ans puis, à l’âge de douze ans, intègre comme « petit rat » l’école de danse de l’Opéra de Paris. Maurice Béjart lui confie son premier rôle de soliste dans Noces en 1966 (elle avait 26 ans). Rencontre décisive et déterminante puisque c’est à la suite de celle-ci qu’elle sera nommée danseuse étoile en 1969 dans Etudes de Harald Lander. Elle se distingue aux yeux des plus grands maîtres du ballet de son époque, les néoclassiques Serge Lifar, Roland Petit, Maurice Béjart, George Balanchine, Jérôme Robbins. Elle a pour partenaires à l’Opéra, Rudolf Noureev, Cyril Atanassoff et Jean Guizerix évidemment, dans les rôles du répertoire classique (Giselle, Le Lac des cygnes, Coppélia…). Mais c’est au bras de Jean Guizerix, son mari, qu’elle forme un couple pour la danse et pour la vie, radicalement tourné sur le monde et ouvert aux formes sensibles de la création contemporaine (Merce Cunningham, Andy DeGroat, Dominique Bagouet, Lucinda Childs, Douglas Dunn, Félix Blaska, Daniel Larrieu...). Dès 1977, elle signe ses propres chorégraphies. De 1986 à 2003, elle codirige avec Jean Guizerix leur propre compagnie pour la rayonnement du patrimoine chorégraphique avec entre autres interprètes Jean-Christophe Paré.1989 voit sa consécration en tant que commandeur de l’Ordre national du Mérite ; date à partir de laquelle ses enseignements se poursuivent au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP). Elle y mène une recherche autour du motif de ‟Barres flexibles”, technique d’enseignement de la danse académique, qui transcende le style et ses techniques à la croisée du classique, néoclassique, baroque, renaissance, moderne, contemporain, jazz, rythmique ou bien funambulisme, prônant une toute autre approche du corps dansant car synesthésie en acte et en puissance, puisque fluide et spiralée se fait l’équilibration des forces, la respiration – intuition survenue lors d’un cours avec Merce Cunningham en création mondiale à l’Opéra de Paris pour Un jour ou deux (1973).

Diffusée dans le monde entier par l’éditeur Sens & Tonka (Paris), sa pensée s’appuie sur un vaste et riche corpus d’étude avec principalement : Aventure des barres flexibles (2014) ; Synthèse des barres flexibles (2014) ; Giselle par Théophile Gautier (2012) ; Barres flexibles Exercices (2008) ; Rendez-vous sur tes barres flexibles (2005) ; outre Parallèle (Alain Bordas, 1986), premier ouvrage cosigné avec Jean Guizerix peu après la naissance de leur fils Rémy.

Enfin, l’institution dira que « Sa liberté d’esprit et sa curiosité faisaient d’elle une des personnalités les plus singulières de l’Opéra », y offrant son rêve de danse comme au jardin des enfants qui s’expriment d’autorité par le simple geste et le mouvement pur d’un « je veux danser » ; libre pensée/pensée libre, paroles de corps au nom de cette petite voix intérieure en résonance à soi qui confesse combien l’existence ne se passe qu’à danser sa vie (Isadora Duncan)… Et l’âge tendre d’accueillir à l’infini ce pas de deux, en prémices à l’un l’autre. Or l’amour-la danse, certes, ad infinitum, mais au tréfonds, l’intime, par le plus fort, traverse sa colonne de lumières à cœur, corps-âme-esprit.


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Sur les traces des Dames Blanches

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